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Valse pour Marie

Valse pour Marie

(Composition de Patricia Shayato)


« À tes pieds, devant la pureté qui t’inonde, je me prosterne.

Soulagée de mon fardeau, je me sens sous le voile de ta protection.

Enveloppée et imprégnée de ton amour,

tu brilles en moi, tu brilles en moi, tu brilles en moi, tu brilles en moi.

J’offre cet instant d’éternité à tous les cœurs en peine.

Qu’ils vivent dans ta lumière, source de paix, source de joie, de bonheur éternel.

Une valse d’amour autour de toi Marie, une valse d’amour autour de toi Marie,

une valse d’amour autour de toi Marie, autour de toi Marie. "




Il y a quelques années mes premiers voyages dans la campagne québécoise m’offrent la surprise de découvrir dans beaucoup de jardins une statue de la Vierge Marie (beaucoup plus qu’en France, mon pays d’origine), et je me souviens du sentiment de confiance ressenti alors. Ce visage maternel et cette silhouette féminine ramènent à la conscience des souvenirs appartenant à l’enfance et l’adolescence, entre les offices du dimanche et les prières de ma grand-mère ayant nourri subtilement une relation intime dans mon cœur avec la belle dame en blanc (pour reprendre les mots de Bernadette Soubirous lors des premières apparitions mariales en 1858). Marie m’évoque la douceur et la bienveillance, la patience et l’acception, le pardon et la paix, un rappel d’amour et de compassion sans limite. Quelques années plus tard, un appel intérieur me réveille durant la nuit et m’invite à prendre papier et crayon pour déposer les mots du coeur formant une prière qui lui est destinée. La mélodie se fait entendre, la chanson prend forme, seul le titre manque : il se manifeste par l’intermédiaire de Prahladji Patrick Bernard, à travers des mots remplis de douceur, de fraîcheur et d’amour : « Valse pour Marie ».


Dès lors c’est une nouvelle étape dans ma relation à Marie. De la même façon qu’une amitié humaine se cultive, je lui consacre du temps et je lui ouvre mon coeur. L’élan de nourrir ce lien dans l’invisible et l’intimité prend place dans la simplicité du quotidien. Je me tourne intérieurement vers elle comme vers une amie et confidente pour me relier à un amour plus grand, un amour qui inclut progressivement dans l’expérience toutes les facettes du monde et de moi-même : c’est accepter l’intervention d’une intelligence suprême dont le visage de Marie est le médium transparent. C’est avancer dans le mystère et sentir l’ouverture du cœur, une détente intérieure, un vent de joie, de fraicheur, d’espoir et de promesse de quelque chose de l’ordre de l’infinie bonté. Là, au milieu du monde où les contraires et extrêmes cohabitent, je dépose les questions et les doutes, je laisse émerger la guidance, les réponses et encouragements : des compréhensions de l’intérieur dans un tête-à-tête vécu dans le silence confiant du cœur court-circuitant le mental et la logique.


Après avoir visité moult chemins extérieurs pour satisfaire la recherche du bonheur dans l’expérience humaine, la voie vers l’intériorité se dessine. L’introspection, le recueillement, la prière permettent un retournement vers les profondeurs de l’être. Les témoignages et enseignements des êtres libérés, les écrits des mystiques ayant répondu aux mêmes appels sont autant d’indices et de mains tendues pour l’être humain que je suis, en quête de soulager les souffrances visibles et invisibles, remplir ce qui ressemble à un vide intérieur, tout en honorant la joie, l’amour et la beauté. L’énergie d’amour sans condition à travers la vie de Marie est un rappel de l’amour d’une mère pour son enfant, l’authenticité et la simplicité de l’énergie d’amour.



« J’offre cet instant d’éternité à tous les cœurs en peine.

Qu’ils vivent dans ta lumière, source de paix, source de joie, de bonheur éternel.»

Le don de soi à travers la prière et goûter à la reconnaissance de notre véritable nature.



Ces mots pourraient être un condensé des messages partagés dans les compositions de Patricia Shayato : transformer sa vie en offrande quand le cœur et la conscience se tournent vers un visage incarnant l’amour pur. Appeler Marie c’est appeler à ce que se manifestent les qualités de la Mère Divine dans l’expérience humaine, qualités qui se découvrent lors du voyage immobile dans l’intimité du cœur. C’est « comme-une-union »/une communion : plus d’étiquette ni de séparation, seulement l’essence, révélant joie, apaisement et confiance. De plus en plus libre du sens personnel et de l’identification à tout ce que compose la construction égotique (amalgame des pensées, émotions, expériences de vie, croyances, conditionnements…), ce moment de prière et de retrouvailles ouvre sur une dimension hors du temps et de l’espace, sans préférence ni distinction : c’est un doux flot d’amour qui harmonise et guérit tout. Dans ce « maintenant » qui se répète à chaque instant, les critères de la dualité ne font plus partie du décor : SEUL VIT L’AMOUR. Progressivement une force intérieure faite de douceur et de puissance imprègne les interactions avec le monde pour que, ultimement, « TU BRILLES EN MOI».


Existe-t-il quelque chose de plus beau à offrir à soi, à autrui et au monde que « CET INSTANT D’ÉTERNITÉ » où le monde et l’humanité sont remis dans les bras protecteurs de Marie, où je me place sous l’influence de l’amour dénué d’intérêt personnel, où la conscience de l’essence originelle est restaurée pour me faire réceptacle de l’action à poser, du mot à partager ou du silence à offrir. L’envie de revenir à ce refuge intérieur par amour se fait plus pressante, installe une nouvelle habitude de vie qui a pour effet de pacifier ce qui apparaît comme problématique dans le monde relatif, aussi bien intérieur et extérieur : « SOULAGÉE DE MON FARDEAU JE ME SENS SOUS LE VOILE DE TA PROTECTION ». Marie, tu m’invites à un retrait intérieur, à faire une pause et trouver la stabilité au milieu du tourbillon de tout ce qui va et vient. Grâce à ton visage empreint de douceur et de pureté, JE ME SOUVIENS que je suis en sécurité dans l’espace d’amour qui se révèle toujours plus présent. Peu à peu se développe une reconnaissance vibratoire, comme se construit la palette de couleurs aux dégradés multiples de l’artiste peintre. Une partie de moi est attirée et attentive à déceler de plus en plus subtilement les vibrations qui se présentent dans l’expérience pour choisir de nourrir LES RACINES DE L’AMOUR. C’est là que le fardeau ressenti jusqu’alors ne pèse plus ou beaucoup moins, comme s’il disparaît ou passe au second plan, comme si ce que je suis profondément se distance du monde de la forme. Plus je me rapproche de toi, plus mon lien au monde se détend, élargissant puis effaçant le cadre : allègement et détente intérieure se ressentent, lucidité et discernement se raffinent pour l’émergence de nouvelles inspirations au service du Bien commun. Graduellement de moins en moins de projections et d’attentes, pour plus de confiance et d’assurance que la Vie prend soin du vivant dans la danse de la vie où tout se transforme : création, maintien et destruction dans le monde de la manifestation.


À la question « Qu’est-ce qui provoque un émerveillement sans mot, une ouverture du cœur dans mon expérience, presqu’un état de stupéfaction et de ravissement lorsque je te regarde ? », la réponse spontanée jaillit : la pureté. Un éclat, une lumière, une transparence, une évidence, quelque chose qui ne peut être quantifié ni précisément décrit et n’appartient pas aux repères habituels du transitoire : l’amour sans condition, sans mélange avec l’erreur et la distorsion, l’être dans sa position originelle libre de tout attachement et de toute identification au monde mortel, LE CŒUR PUR ET DÉTACHÉ.



Pour tout cela Marie, « À TES PIEDS, DEVANT LA PURETÉ QUI T’INONDE, JE ME PROSTERNE. »


Patricia Shayato


Retrouvez la composition et la vidéo de « Valse pour Marie » sur https://www.patriciashayato.com/



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