top of page

Pour un monde d'amour

«



"Pour un monde d’amour"

Composition de Patricia Shayato




Pour un monde d’amour, pour un monde d’amour, pour un monde d’amour.

Revenir à son centre, respecter la juste distance, et ramener à soi.

Pour un monde d’amour, pour un monde d’amour, pour un monde d’amour.

Traverser ses émotions, les pleurer, les purifier, pour faire place à la lumière.

Pour un monde d’amour, pour un monde d’amour, pour un monde d’amour.


Accepter sa vie comme un voyage intérieur fait pour se découvrir

et choisir de grandir en amour.


Pour un monde d’amour, pour un monde d’amour, pour un monde d’amour.

Se nourrir corps et âme selon la loi de compassion pour avancer en vérité.

Pour un monde d’amour, pour un monde d’amour, pour un monde d’amour.

S’élever jusqu’au sommet, retrouver l’unité qui apportera la paix.

Pour un monde d’amour, pour un monde d’amour, pour un monde d’amour.

Tendre sa main ouverte à la richesse de la différence.

Réunir nos idéaux pour service la puissance de l’amour.


Pour un monde d’amour, pour un monde d’amour, pour un monde d’amour.



« Pour un monde d’amour » est une invitation à vivre un monde d’amour intérieur, se sentir nourri par un amour sans objet, se sentir aimé par la vie et se sentir aimant devant toute forme de vie, et que cette attitude intérieure se reflète ensuite dans chaque pensée, parole et geste tournés vers le monde.


Chaque couplet, clair et concis, peut être entendu comme un panneau de direction indiquant un retour vers l’intérieur, vers là où peut être révélée la source de la croyance erronée, et donc la possibilité de restaurer l’hygiène de vie intérieure (qui traite ici du lien aux émotions, de la nourriture du corps et de l’âme) permettant le retour à la complétude. C’est en rétablissant une relation juste avec tout ce qui me compose que la paix peut se vivre en moi.


Quand dans l’expérience individuelle se fait sentir l’appel de goûter son cœur en paix, libéré du jugement sur soi, sur l’autre, sur le monde, c’est alors que naturellement (et pourrait-on dire miraculeusement), au fil des expériences de la vie, surgissent des espaces de clarté au sein de la conscience, apportant un éclairage nouveau sur des situations qui se répètent. C’est au sein de cette dimension intérieure qui s’expanse progressivement qu’une observation de plus en plus précise se fait, de nouveaux angles de vue sont proposés, permettant de repérer et déjouer les mécanismes habituels qui interviennent pendant un certain temps dans les interactions avec tout ce qui est manifesté. C’est quand il y a un espace suffisamment large pour une observation de plus en plus stable et durable de ce qui se déroule, des schémas de fonctionnement de la personnalité, que se dévoilent et se repèrent les habitudes et les conditionnements qui, jusque là, perpétuaient des réponses automatiques.


C’est là que se présente l’invitation « Revenir à son centre, respecter la juste distance, et revenir à soi » car c’est bien là que le scenario se joue, au sein de la conscience individuelle. Comme on s’entraîne pour développer une pratique sportive ou artistique, il y a un entraînement intérieur qui se met en place pour dire oui de plus en plus consciemment à un regard plus perçant sur le monde des pensées, le monde des émotions, une découverte des acteurs de la vie intérieure, l’envers du décor. Ce peut être vécu comme un étonnement et un soulagement de voir que les racines grandissent au sein de la conscience, avec un détachement qui se dessine alors avec le reste du monde, comme une influence qui peut être moins pesante, un étau qui se desserre, une tension qui se relâche. L’interaction avec le monde semble plus souple, plus confiante, plus légère. Un nouveau chapitre de vie commence, une aventure à la découverte de qui je suis « : « Accepter sa vie comme un voyage intérieur fait pour se découvrir et choisir de grandir en amour. »


Dans mon expérience les émotions ont été un moyen d’accéder à une compréhension différente et plus profonde du fonctionnement de l’être humain, et du mien en premier lieu, apportant des indices et des pistes d’introspection pour entrapercevoir et ouvrir des portes libératrices. Il y a plusieurs années une phrase choc me traverse, me percute et éveille le début d’une observation plus précise des émotions vécues : « Je ne veux pas être esclave de mes émotions ». Je m’ouvre à la rencontre des émotions qui se succèdent au fil des expériences de vie pour découvrir les liens et les fausses croyances qui pendant un temps régissent le lien à moi-même, les relations humaines et les expériences de vie. Les charges énergétiques en lien avec des émotions anciennes retenues, non exprimées, non conscientisées refont surface au cours du temps, de manière douce ou brutale, claire ou chaotique, récurrente, inattendue, avec la sensation de libérer progressivement de l’espace dans le corps, sentir un désencombrement intérieur, une légèreté, comme une soupape utile pour revenir à un équilibre intérieur, ou comme une montgolfière qui, une fois délestée des poids qui la retenait au sol, peut prendre de l’altitude. Le couplet « Traverser ses émotions, les pleurer, les purifier pour faire place à la lumière. » invite à faire la paix avec le flot et le flux des émotions, les reconnaître comme un mouvement d’énergie qui a sa place en son temps tel un indicateur de tristesse ou de joie à exprimer lors d’une situation de vie, comme un indice disproportionné dans le cas de la réactivation d’une situation ancienne où l’émotion n’avait pas pu être exprimée pleinement.


Poser un regard différent sur le mystère de la vie intérieure comprend aussi un questionnement sur l’incidence de la nourriture apportée au corps, ainsi que la nourriture de l’esprit à travers les lectures, les pensées, les activités choisies. Dans un tête-à-tête de plus en plus intime avec soi-même, un choix de plus en plus conscient, sélectif et personnel s’opère pour nourrir le corps et l’âme d’éléments toujours plus consistants, plus nourrissants, favorisant un état intérieur propice aux révélations du cœur : « Se nourrir corps et âme selon la loi de compassion pour avancer en vérité. » Quand la digestion est optimisée par des choix alimentaires perspicaces, confirmés ou inspirés par des écritures révélées ou scientifiques, puis validés comme plus sains dans l’expérience personnelle, une dynamique énergétique nouvelle se fait sentir, propice à une rencontre toujours plus vibrante et aiguisée avec l’ensemble du vivant et avec la source de la Vie.


L’ensemble de ce processus développe une confiance de plus en plus profonde et évidente que la vie est bienveillante et fait en sorte que tout ce qui est expérimenté est au service de cet allègement émotionnel, d’un élargissement du regard porté sur soi et sur la vie, pour revenir à un état d’émerveillement et à la reconnaissance de la nature originelle de l’être, pure énergie d’amour.


« Pour un monde d’amour » c’est accueillir la révélation que le cœur porte en lui le monde, une fois qu’il est libéré des entraves émotionnelles résiduelles, des fausses croyances accumulées et de l’identification à toute manifestation éphémère, quand le retour à l’unité est goûté. Inspirée par une période riche en randonnées dans les montagnes des Alpes, j’extrapole ces souvenirs à la vie intérieure : « S’élever jusqu’au sommet, retrouver l’unité qui apportera la paix » ; par les sentiers étroits parfois rocailleux et ardus, atteindre le sommet de la montagne qui offre la vue panoramique, la satisfaction intime et la paix intérieure d’être en harmonie avec l’ensemble.


« Pour un monde d’amour », comme la promesse, en tant que destinée de l’aventure humaine, de reconnaître et vivre en soi un monde d’amour, un monde qui harmonise tout et s’enrichit des différences comme autant d’expressions du divin : « Tendre la main ouverte à la richesse de la différence. Réunir nos idéaux pour servir la puissance de l’amour. »


Patricia Shayato




Découvrez l’univers de Patricia Shayato

https://www.youtube.com/channel/UCbkG9_hmkeBAmN6WB7dkc-Q



0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page